Ecole conduite qualité – Les enjeux de la formation.

Pourquoi mieux apprendre à conduire ?

Au-delà du plaisir de conduire, l’utilisation d’une voiture est souvent, indispensable pour les études, le travail ou les loisirs. Rouler en sécurité est donc une nécessité pour tous.
Les conducteurs débutants représentent une part importante des tués et des blessés sur la route.
Les accidents de la route ne sont pas liés à la fatalité, et pour aider les nouveaux conducteurs à se déplacer avec un risque faible de perdre la vie ou de la dégrader, un nouveau programme de formation est mis en place.
L’objectif général est d’amener tout automobiliste débutant à la maitrise de compétences en termes de savoir-être, savoirs, savoir-faire et savoir-devenir.
Apprendre à conduire est une démarche éducative exigeante pour lequel votre formateur, enseignant diplômé de la sécurité routière, saura vous guider.

Evaluation préalable.


En préalable à la formation, une évaluation de niveau sera effectuée par le biais d’exercices interactifs sur ordinateur.
Les aptitudes cognitives évaluées sont :

  • Concentration
  • Coordination motrice
  • Inhibition
  • Mémoire visuelle à court terme
  • Estimation
  • Largeur du champ de vision
  • Adaptation
  • Attention partagée
  • Prévention des risques
  • Obéissance aux règles
  • Balayage visuel
  • Temps de réaction

Suite à ces exercices, un volume d’heures prévisionnelles sera déterminé.

Le Programme de formation.

Au travers de ce programme, vous allez comprendre les règles du code de la route mais aussi l’influence des lois physiques, psychologiques et physiologiques.
Des cours théoriques et pratiques, collectifs ou individuels, vous aideront à atteindre les compétences définies et à personnaliser votre progression.

Le PASSAGE A L’EPREUVE

Heures de conduite

Lorsque vous avez passé au moins 20 heures de conduire et que vous êtes suffisamment préparé, l’auto-école vous fournit une date d’examen. Vous devrez vous présenter au lieu de
l’examen indiqué en arrivant en avance.
A noter qu’un candidat peut également passer l’épreuve
pratique sur un véhicule automatique. Cette formation est
soumise à quelques règles spécifiques.

Durée
L’épreuve de conduite dure 32 minutes au total, formalités
administratives et installation du candidat inclues. Au cours
de celles-ci, vous aurez à conduire pendant au moins 25
minutes aussi bien en ville que hors agglomération.
Avant le 1er août 2014, la durée totale de l’épreuve de
conduite était de 35 minutes. Elle a été réduite de trois
minutes depuis cette date.

Bilan de compétences
Depuis un arrêté du 19 février 2010, des nouvelles mesures
modifiant le contenu de l’épreuve de conduite ont
progressivement été mises en place sur l’ensemble du
territoire français. L’examinateur appréciera désormais votre
niveau de conduite en établissant un bilan de compétences
s’articulant autour des thèmes suivants :
 la connaissance et l’utilisation des commandes ;
 la prise d’information ;
 l’adaptation de l’allure du véhicule aux circonstances de
la route ;
 l’application de la réglementation ;
 la communication avec les autres usagers ;
 le partage de la chaussée ;
 le respect des distances de sécurité.
L’examinateur évalue en outre l’autonomie et la conscience
du risque du candidat.

Pour être reçu à l’examen, le candidat doit obtenir au moins
20 points sur 30. L’expert réalise un inventaire des points
positifs et des points négatifs restitués par rapport à une
compétence donnée. Un échange entre l’expert et le candidat
peut s’instaurer au cours de l’épreuve.

Erreurs éliminatoires
Certaines erreurs commises pendant la conduite sont
directement éliminatoires. Si le candidat en commet une, il
échoue automatiquement à l’épreuve.
La liste des erreurs éliminatoires est longue. Voici une liste
d’exemples non-exhaustive :
non-respect d’un stop ou d’un feu rouge,
intervention de l’examinateur sur le volant ou les pédales,
franchissement d’une ligne continue,
circulation en sens interdit,
circulation à gauche sur une chaussée à double-sens…

Tests au cours de l’épreuve

Outre la conduite effective pendant une durée de 25 minutes,

le candidat devra également se soumettre à différents tests

pendant l’épreuve :

 Il lui sera demandé de circuler de manière autonome

pendant une durée de 5 minutes en se rendant dans un

lieu ou en circulant suivant un itinéraire définis au

préalable par l’examinateur.

 L’examinateur teste la vue du candidat (en lui

demandant de lire une plaque d’immatriculation par

exemple) avant le départ ou à l’occasion d’un arrêt du

véhicule.

 Lors d’un arrêt librement choisi par l’examinateur, celuici

demande au candidat de procéder à une vérification

technique à l’intérieur et à l’extérieur du véhicule. Le

candidat doit également répondre à une question sur la

sécurité routière. Chacune de ces questions donne lieu à

l’attribution d’un point en cas de bonne réponse.

Manoeuvres
Deux manoeuvres doivent être effectuées par le candidat.
Depuis la nouvelle réglementation applicable depuis le 1er
août 2014, il s’agit d’une marche arrière et d’un freinage en
vue de s’arrêter avec précision.
Pour la marche arrière, il peut s’agir des manoeuvres
suivantes : marche arrière en ligne droite, en arrondi ou en
angle, rangement en créneau, en épi ou en bataille, demitour….
La manoeuvre est à l’initiative exclusive de
l’examinateur, et non du candidat.
Le freinage est également annoncé par l’examinateur. Il peut
être effectué à l’occasion de tout arrêt imposé par la
signalisation ou en utilisant un repère vertical, précis et
bien visible.

Questions
L’examinateur posent également deux questions aux candidats
et lui demande de vérifier un élément technique du véhicule.
Depuis le 1er janvier 2018, les candidats au permis ont une
question sur les notions élémentaires de premier secours lors
de leur examen de conduite. Cette question s’ajoute à celle
sur la sécurité routière et à la vérification d’un élément
technique du véhicule, qui existaient déjà auparavant. Une
formation sur les gestes de premier secours est ainsi intégrée
à la préparation de l’examen du permis. Pour en savoir plus,
voir la formation aux premiers secours lors du permis de
conduire.

Réponse de l’examinateur
Une fois l’examen terminé, l’expert dresse le certificat
d’examen en établissant un bilan des compétences du candidat.
Hormis lorsqu’une erreur éliminatoire a été commise,
l’examinateur établit le total chiffré des points obtenus.
La réponse à l’examen du permis de conduire vous est
transmise par voie postale ou par email. En cas de réussite à
l’examen, il vaut titre de permis de conduire pendant une
durée de deux mois à compter de la date de l’épreuve.
Procédure à suivre en cas de réussite

Certificat d’examen
Lorsque le candidat est reçu, le certificat d’examen du
permis de conduire (CEPC) tient lieu de permis de conduire
pendant une durée de quatre mois à compter de la date de
l’épreuve. Ce document doit ainsi être présenté aux forces de
l’ordre en cas de contrôle.
Le simple CEPC ne vous permet de conduire qu’en France.
Vous devez obtenir votre titre définitif pour
pouvoir conduire à l’étranger avec un permis probatoire.

Demande de permis à la préfecture
Au cours de ce délai de quatre mois, le conducteur doit
s’adresser à la préfecture compétente en vue d’y retirer le
titre définitif. Les modalités concernant son obtention
(documents à fournir, délais, modalités d’envoi…) varient en
fonction des préfectures. Il convient donc de se référer à
l’usage en vigueur en vous renseignant auprès de
l’administration ainsi que de votre auto-école.
A noter : dans certaines régions, vous devrez payer une taxe
régionale du permis de conduire lors de votre demande.

Assurance et jeune conducteur
Naturellement, un conducteur qui vient d’avoir son permis
paye plus cher son assurance auto qu’un conducteur confirmé
ayant déjà plusieurs années de conduite à son actif. Les
assureurs appliquent ainsi une surprime d’assurance au jeune
conducteur.
Si le nouveau titulaire du permis de conduire utilise
régulièrement la voiture d’un proche (parents, époux…), il est
nécessaire d’avertir l’assurance du véhicule par courrier. A
ce titre, voir notre modèle de lettre de déclaration de
jeune conducteur.

Echec
En cas d’échec à l’examen de conduite, voici les règles à
connaitre pour repasser son permis.

Code
En cas d’échec à l’épreuve pratique du permis de conduire, le
candidat n’a pas à repasser l’épreuve théorique s’il repasse
la conduite dans les 5 années qui suivent l’obtention du Code
(sauf s’il échoue 5 fois à l’épreuve de conduite : dans ce cas,
il devra repasser l’examen du Code).
Délai entre deux passages
Les délais pour repasser l’épreuve de conduite après un
échec à l’examen dépendent des départements et des autoécoles.
Ils sont souvent longs : en moyenne, il faut compter
entre deux et trois mois pour pouvoir vous représenter à
l’examen.
La loi Macron a toutefois prévu de réduire ce délai à 45
jours dans tous les départements. L’article L. 221-5 du Code
de la route dispose ainsi que dans les départements où le
délai moyen excède 45 jours, un recours à des agents publics
ou contractuels comme examinateurs est mis en place pour
garantir un délai de passage n’excédant pas cette durée.

Recours
Il est possible de contester un résultat au permis de
conduire en adressant un recours gracieux auprès du préfet
dans les 2 mois.
Lorsque l’ensemble des compétences requises sera validé,
votre formateur pourra alors vous présenter aux épreuves
du permis de conduire.